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Society & Culture4 oct. 2026

À Raguse, deux noms siciliens rejoignent une mémoire nationale des femmes

Itria Camera Sbezzi et Rina Lugli figurent parmi les 300 protagonistes de la première édition de « L'Italia delle Donne », projet porté par le département italien pour l'égalité des chances.

À Raguse, deux noms siciliens rejoignent une mémoire nationale des femmes

Dans le fichier PDF de la première édition de « L'Italia delle Donne », mis en ligne par le département pour l'égalité des chances de la présidence du Conseil des ministres italien, deux noms apparaissent à la page 377, dans la section consacrée à la Sicile : Itria Camera Sbezzi et Rina Lugli. Deux supports ragusains précisent qu'on peut également les retrouver par la fonction de recherche du document, en saisissant simplement le patronyme de la protagoniste. C'est donc dans une liste de trois cents entrées, au sein d'un fichier consultable en ligne, que s'inscrit pour l'instant l'aboutissement d'un travail de dépouillement conduit à l'échelle d'une seule ville.

Le point de départ, tel que le décrivent les textes, est un parcours d'étude et d'approfondissement mené par la Consulta Femminile du Comune di Ragusa, qui a reconstitué le profil historique et culturel des deux femmes et proposé leur candidature. L'administration municipale a ensuite procédé à la présentation officielle des dossiers au département pour l'égalité des chances, selon les modalités prévues par l'avis national. Le projet vise, selon ses promoteurs cités par la presse locale, à redécouvrir et à valoriser les femmes ayant contribué, dans les différents territoires italiens, à la croissance culturelle, sociale et civile du pays. Itria Camera Sbezzi et Rina Lugli sont ainsi intégrées à la première édition de cette collecte nationale.

La lecture qu'en donne la Consulta Femminile est celle d'une restitution : faire resurgir des histoires souvent peu connues reviendrait à rendre aux femmes la place qui leur revient dans l'histoire de la communauté et à offrir aux nouvelles générations des exemples d'engagement, de compétence et de participation. Le même document insiste sur la coopération institutionnelle entre la Consulta, l'Assessorato alle Pari Opportunità et le Comune di Ragusa, chacun dans son rôle. Une limite mérite d'être signalée : aucun des textes recensés ne détaille la biographie, les dates ou les activités des deux intéressées ; ils mentionnent seulement qu'un profil historique et culturel a été reconstitué. La collecte fonctionne donc d'abord comme un index de noms.

La résonance demeure strictement locale. Les dépêches recensées proviennent toutes de titres ragusains, et leur formulation circule sous une forme quasi identique d'un support à l'autre, ce qui renvoie à une communication institutionnelle partagée plutôt qu'à des enquêtes distinctes. Aucune réaction extérieure aux institutions municipales n'est rapportée. La chronologie elle-même reste flottante : un média local date sa dépêche du 3 octobre 2026, tandis que le lien qu'il reproduit renvoie à une « première édition 2024-2025 » ; les sources fournies ne permettent pas de trancher.

Il reste une phrase, répétée en clôture par plusieurs de ces textes : « L'histoire des femmes est l'histoire de la communauté. » La Consulta Femminile annonce qu'elle poursuivra son travail afin que d'autres figures de l'histoire ragusane soient connues, étudiées et transmises. Pour l'heure, deux noms de plus figurent page 377, et une fonction de recherche suffit à les faire apparaître.