À Ragusa, les chorales paroissiales animent le triduo avant la fête de saint François
La paroisse San Francesco d'Assisi, dans le quartier Cappuccini, s'apprête à célébrer dimanche le patron de l'Italie, dans une édition placée sous le signe du huitième centenaire de la mort du Poverello.

Quatre chorales paroissiales — San Paolo, Sacro Cuore, Savio et San Francesco — ont animé la liturgie d'une célébration eucharistique présidée par don Giuseppe Di Corrado, de l'Istituto San Paolo de Catane et titulaire d'un enseignement de patristique au Centro Accademico di Formazione Teologica « Studio Teologico San Paolo » de Catane. Le compte rendu qu'en donne le Giornale Ibleo, daté du 2 octobre, situe la scène « hier soir », dans le cadre du triduo de préparation à la fête, au sein de la paroisse ragusaine dédiée au patron de l'Italie. La communauté a adressé aux choristes ses remerciements pour avoir accompagné la prière par le chant, et les deux relations de cette soirée évoquent une participation qu'elles qualifient de forte.
La solennité de saint François d'Assise est fixée au dimanche 4 octobre. Le programme, religieux et civil, est préparé par la paroisse San Francesco d'Assisi, dans le quartier Cappuccini. La matinée s'ouvrira par le tir des mortaretti à 9 heures, répété à 18 heures, pour annoncer la journée à la ville ; don Nicola Iudica présidera les messes de 9 h 30 et de 11 heures. À midi, piazza Cappuccini, doit se tenir la bénédiction des animaux, rendez-vous qui, chaque année selon le Quotidiano di Ragusa, amène sur la place le plus grand nombre de familles avec leurs chiens et leurs chats, et qui renvoie au lien de François avec toutes les créatures. L'après-midi débutera à 17 h 30 par le rosaire et la coroncina, avant la procession avec le simulacre, les feux d'artifice et un spectacle théâtral.
Selon les articles consacrés à cette fête, l'édition de cette année revêt un sens plus profond : elle s'inscrit dans le parcours commémoratif du huitième centenaire de la mort du Poverello d'Assise, survenue à Assise en 1226. Une récurrence qui, écrivent-ils, rappelle l'actualité de son message de paix, de fraternité et de respect du créé.
Deux moments débordent le cadre strictement liturgique. Les mortaretti, tirés à deux reprises, font de la fête une annonce adressée à la ville entière avant d'être une célébration. Et la bénédiction des animaux, à midi, est présentée par le Quotidiano di Ragusa comme le rendez-vous qui, chaque année, rassemble sur la place le plus grand nombre de familles : le lien de François avec les créatures y trouve une traduction domestique, chiens et chats compris.
À 18 heures, les mortaretti retentiront une seconde fois, avant que le rosaire, la procession et les feux d'artifice ne referment la journée. Il restera, de cette édition, l'image d'une place du quartier Cappuccini occupée à midi par des familles et leurs animaux, sous une bénédiction dont les sources rappellent qu'elle revient chaque année, dans une ville où la fête du patron de l'Italie coïncide cette fois avec le huitième centenaire de la mort de son saint.