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Geopolitics & Politics3 oct. 2026

Santa Croce Camerina : vérification engagée sur la légitimité d'actes approuvés par l'assemblée

À Santa Croce Camerina, le président du conseil municipal demande l'accès aux actes du projet Exit, tandis que le maire rejette avec force les insinuations sur l'instruction du dossier.

Santa Croce Camerina : vérification engagée sur la légitimité d'actes approuvés par l'assemblée

Le président du conseil municipal de Santa Croce Camerina, Luca Agnello, a formellement déposé une demande d'accès aux actes portant sur le projet « Exit », selon ses déclarations publiées par La Sicilia — Ragusa, qui titre sur une « vérification engagée sur la légitimité de certains actes approuvés par l'assemblée ». L'élu précise qu'il se réserve la possibilité de procéder, « seulement à l'issue de l'examen de la documentation demandée », à un éventuel signalement formel aux organes compétents. Les extraits disponibles ne mentionnent ni échéance ni vote à venir.

M. Agnello fonde sa démarche sur un « devoir institutionnel » : garantir l'impartialité et la transparence de tout acte voté par l'assemblée. Il invoque l'article 78 du TUEL, qui, selon lui, « impose des devoirs précis d'abstention en cas de conflits d'intérêts potentiels », et soutient que, dans cette affaire, « les procès-verbaux parlent d'eux-mêmes » — la phrase étant interrompue dans l'extrait transmis, qui ne permet pas d'identifier les actes ni les personnes concernés.

En face, le maire de Santa Croce Camerina, Peppe Dimartino, rejette avec fermeté les « allusions à de prétendues ombres sur des accords et des intérêts particuliers » entourant l'instruction du projet Exit, qu'il qualifie d'« extrêmement graves et offensantes ». Il affirme que la procédure administrative ayant permis de mettre en place « un projet extraordinaire pour le social » à Santa Croce a été « transparente, limpide et gérée par les services municipaux », et estime que ces insinuations ne surprennent pas de la part de « ceux qui font de l'insinuation leur arme d'action politique actuelle ». La présentation qu'en donne Ragusa Libera évoque une rupture désormais publique entre le maire et le président du conseil municipal.

Ragusa Libera inscrit par ailleurs l'épisode dans un phénomène qu'il présente comme non isolé : une certaine impatience d'administrateurs face aux observations et aux demandes d'accès aux actes émanant de conseillers municipaux, « naturellement, dans la plupart des cas, dans l'opposition ». Ces éléments sont avancés par le journal comme un constat général, sans être rattachés par lui à des faits précis du dossier Exit. À ce stade, le dossier reste ouvert : la demande d'accès de M. Agnello suit son cours, aucune échéance n'a été annoncée, et les deux articles fournis étant tronqués, ni la teneur exacte de ce que les procès-verbaux sont censés établir, ni la portée complète de la réponse du maire ne peuvent être vérifiées.