Sicile: le 4 octobre 2026, saint François entre mer hors saison et retours encombrés
De Marina di Ragusa à Modica, la solennité du patron d'Italie a mêlé baignades hors saison, bénédiction des animaux et théâtre religieux, avant la longue file des voitures vers Ragusa.

À Marina di Ragusa, la matinée du 4 octobre 2026 s'est ouverte sur la battigia. Dès les premières heures, familles, groupes d'amis et estivants ont gagné le littoral, transats et parasols déployés, quelques baigneurs plus courageux poussant jusqu'à l'eau. Selon La Sicilia, des températures particulièrement douces, un soleil éclatant et des conditions de mer presque parfaites ont donné à la fête de saint François d'Assise des allures d'août plutôt que de début octobre ; le quotidien résume la journée en notant que l'été ne veut pas finir et que les vacanciers en profitent.
À Ragusa, la solennité a mobilisé la communauté franciscaine et les fidèles. Selon Ragusa H24, un quartier entier était en fête, et l'édition de cette année s'inscrit dans le parcours commémoratif du huitième centenaire de la mort du Poverello d'Assise, dont le message de paix, de fraternité et de respect de la création est rappelé à cette occasion. La matinée était marquée par la bénédiction des animaux, rendez-vous qui rassemble chaque année de nombreuses familles ; à 17 h 30 devaient suivre le chapelet et la Coroncina à saint François d'Assise.
Selon Ragusa Oggi, la journée dépasse le cadre local : le 4 octobre redevient fête nationale pour la première fois depuis 1977, en vertu d'une loi approuvée par le Parlement l'année précédente. Le média relie cette décision au huitième centenaire de la mort de François d'Assise, patron d'Italie.
À Modica, la spiritualité franciscaine a pris la forme d'une représentation. Dans une lettre reçue par Radio RTM, un témoin raconte avoir assisté la veille au soir, dans l'église San Domenico – Madonna del Rosario, à la Preghiera del Transito di San Francesco, portée par les Frati Minori Cappuccini de Modica avec la Compagnia del Piccolo Teatro. L'auteur ne s'attarde pas sur la mise en scène : il observe que, dans un temps où les églises apparaissent souvent moins fréquentées et où beaucoup se sont éloignés de la foi, subsistent des expériences capables, selon lui, de retenir le temps, et que ce à quoi il a assisté n'était pas un simple spectacle.
Le soir, la côte a rendu ses visiteurs. Selon La Sicilia, le retour des estivants qui avaient rempli le littoral a provoqué de longues files et de lourds ralentissements sur l'axe reliant Ragusa à ses localités côtières. En fin d'après-midi et en soirée, les temps de parcours ont par endroits approché l'heure — une attente inhabituelle pour le territoire ibleo, où les trajets demandent d'ordinaire des délais bien plus courts.