À Modica, la Guardia di finanza vérifie 977 000 euros de fonds ministériels détournés de leur objet
Cinq ouvrages contre le risque hydrogéologique, financés par le Viminale pour environ cinq millions d'euros, présentent la même anomalie comptable ; le conseiller Spadaro a déposé une interrogation consulaire.

La Guardia di finanza a acquis des documents au Palazzo San Domenico de Modica, selon les comptes rendus de Ragusa News et de Ragusa Oggi. L'objet du contrôle porte sur 977 000 euros correspondant à des avances versées par le ministère de l'Intérieur à la commune, rattachées à cinq interventions de mitigation du risque hydrogéologique financées au total pour environ cinq millions d'euros. Selon Ragusa News, ces sommes devaient être réservées à ces seuls ouvrages et ont été investies ailleurs ; le quotidien évoque en sous-titre une « duplicazione della capacità di spesa ».
Le mécanisme administratif apparaît dans cinq déterminations de direction numérotées 1741 à 1745 de 2026, portant rectification, réduction et révocation d'engagements de dépense. Le conseiller municipal du Parti démocrate Giovanni Spadaro, qui les a examinées, a présenté une interrogation consulaire le 30 septembre 2026, rapporte Radio RTM. Les réductions documentées par Ragusa Libera sont de 179 000 euros sur le projet de régulation des eaux météoriques de la contrada Scardacucco, dont le financement s'élevait à 985 000 euros ; de 200 000 euros sur la mitigation du risque hydrogéologique de l'alveo San Silvestro – Rassabia – Cava Fazio, financé à hauteur d'un million d'euros ; et de 200 000 euros sur la mitigation des risques de Passo Gatta en amont de l'agglomération.
Les sources divergent sur la chronologie. Radio RTM situe les fonds du Viminale en 2019, tandis que Ragusa News place les avances du ministère de l'Intérieur en 2020, sous l'administration du maire Ignazio Abbate. Cette divergence n'est pas résolue par les extraits disponibles. Aucune conclusion publique du Comune ni de la Guardia di finanza n'est mentionnée dans les articles consultés, qui décrivent une acquisition de documents et des vérifications, sans faire état de sanction ni de suite judiciaire.
Le détail des autres pièces n'apparaît pas dans les extraits disponibles, plusieurs sources étant tronquées. La prochaine échéance factuelle à suivre est la réponse de l'administration communale à l'interrogation de Giovanni Spadaro et la publication des déterminations intégrales.